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« Vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne. »

Jean-Jacques Rousseau

Préserver les « Communs »

L’eau, l’air, les semences, les océans, le climat, la santé. Toutes ces choses, s’appellent les Communs. Les Communs ne sont ni des biens privés, ni des biens publics mais -comme son nom l’indique- des biens communs indispensables à la vie de tous.

Et puisqu’ils sont indispensables à la vie, n’est-il pas légitime que ces biens communs puissent être préservés et partagées avec tous les êtres vivants, indépendamment de leur ressources financières ?

Même si la réponse paraît d’une évidence élémentaire pour une majorité, quelques personnes pensent différemment.

Des communs et des hommes

L’eau est-elle une denrée alimentaire comme une autre ?

« L’eau est une denrée alimentaire comme une autre et doit avoir une valeur marchande. »
Cette phrase pleine d’élégance a été prononcée au début des années 2000 par Peter Brabeck-Letmathe, PDG de Nestlé. Elle résume à elle seule l’état d’esprit de toute une catégorie de prédateurs qui n’ont qu’un seul objectif : Faire un maximum de profits en mettant la main sur un maximum de ressources, y compris celles que l’on pourraient légitimement considérer comme appartenant à tout le monde.

Interview de Peter Brabeck-Letmathe, PDG de Nestlé. Extrait du film « Le marché de la Faim »

Une course vers la privatisation du vivant

Des multinationales aux ambitions démesurées ont déjà commencé à privatiser le vivant. Elles vendent des semences brevetées pour lesquelles elles demandent des royalties lorsqu’un agriculteur les replante. Pourtant, depuis le début de l’histoire de l’humanité, le paysan garde chaque année une partie de sa récolte pour la replanter l’année d’après.

Semences, la privatisation du vivant

D’un point de vue éthique, a-t-on le droit de privatiser le vivant et d’empêcher de reproduire –sous peine de procès- ce cycle qui paraissait sans fin ?

A-t-on le droit de privatiser l’eau et d’en faire privilégier l’accès en priorité à ceux qui ont les moyens de se l’offrir ?

Peut-on laisser une poignée d’industries -lancées dans une interminable course aux profits- polluer de manière irréversible les sols et l’atmosphère de la Terre ?

A-t-on le droit de jouer à l’apprenti sorcier avec le climat comme certains le font -sous le nom très design de Géo ingénierie- sous prétexte de lutte contre le réchauffement climatique ?

Préserver les communs : Une responsabilité morale !

Beaucoup pensent qu’il s’agit d’une responsabilité morale de préserver les communs. Partout des voix s’élèvent pour protester contre la privatisation du vivant et la destruction par quelques-uns des ressources indispensables à la vie de tous.

Malgré cela, les privatisations et les destructions continuent…

Elinor Ostrom a reçu en 2009 le Prix Nobel d’économie pour son travail sur les communs

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