J’ai connu un temps où la principale pollution venait de ce que les gens secouaient leur tapis par la fenêtre… Gilbert Cesbron

La France connaît chaque année des pics qui tendent à s’aggraver. En Grèce, la situation est critique. La Chine et l’Inde sont en alerte sanitaire permanente. Le fameux nuage brun d’Asie essaime même à travers le monde et traverse le Pacifique pour toucher les Etats-Unis…

La pollution de l’air : des villes au bord de l’asphyxie

Dès le début de la 2ème moitié du 20ème siècle, la pollution de l’air est devenue telle que, de Mexico à Bangkok en passant par Los Angeles, un néologisme est né et s’est mondialisé : le « Smog » -contraction entre « Smoke » (fumée) et « Fog » (brouillard).

Ces dernières décennies, les taux de poussières, de fumées et de Smogs ont considérablement augmenté partout sur la planète. En cause, les activités humaines. L’air que nous respirons est aujourd’hui contaminé par les rejets industriels et les transports automobiles, mais aussi par les épandages, les fumées toxiques des cheminées ou encore, comme en Inde, par des millions de cuisinières à feu ouvert.

L’ensemble de ces émanations charge l’air que l’on respire d’une multitude de toxiques tels que -notamment- des particules fines, du dioxyde de souffre, du dioxyde d’azote, du benzène ou encore du benzo(a)pyrène. Tous ces poisons ainsi déchargés dans l’atmosphère intensifient chaque jour un peu plus une pollution de l’air qui n’épargne personne. En été comme en hiver, toutes les villes du monde -et particulièrement les mégapoles- sont concernées.

En plein développement économique, l’inde paye l’un des plus lourds tribus avec, selon l’OMS, 13 des 20 métropoles les plus polluées au monde et 1,5 millions de morts prématurés chaque année. Pour les habitants de New Dehli, l’une des villes du podium, c’est en moyenne 3 années de durée de vie en moins par habitant. Une pollution dont l’impact sur l’économie augmente d’ailleurs chaque jour : de plus en plus d’expatriés quittent la ville et il devient difficile pour les multinationales d’y faire muter leurs cadres dirigeants.

A Pékin, le brouillard de pollution est constant et dicte la vie quotidienne des Pékinois. La Chine qui, durant les 20 dernières années, a vu son taux de cancer du poumon exploser.

Même si c’est dans une moindre mesure qu’en Inde ou en Chine, en Europe aussi les grandes villes explosent sous la pollution atmosphérique. Dans des capitales comme Paris, Rome ou Londres, elle fait perdre en moyenne 6 mois d’espérance de vie à ses habitants. Un phénomène notamment amplifié par la densité du parc automobile dont les municipalités essayent tant bien que mal de limiter la croissance.

En ce début de 21ème siècle, la plupart des villes sont au bord de l’asphyxie. Et comme par définition l’air n’est pas statique, les vents font que la menace, partie au départ des centres urbains et industriels, se propage bien au delà…

La pollution de l’air : un problème global aux conséquences désastreuses sur la santé

Ne nous y trompons pas : la pollution de l’air, transportée par les vents, est une urgence sanitaire qui touche tout le monde. Même en Antartique, continent pourtant isolé et juridiquement protégé de toutes activités humaines, des scientifiques ont relevé des traces -certes très légères, mais existantes quand même- de cette pollution lors de prélèvements scientifiques.

La pollution de l’air est un problème global aux conséquences désastreuses sur la santé. Depuis de nombreuses années, l’OMS alerte sur les dangers croissants liés à celle-ci et il est avéré qu’elle est la cause directe d’une multitude de cancers, de maladies respiratoires et de pathologies cardiovasculaires.

Individuellement, il est de la responsabilité de chacun de prendre conscience du problème de faire le maximum pour s’en protéger. À commencer par appliquer de simples règles de bon sens comme celles d’éviter de faire un footing en ville ou d’éloigner le plus possible la poussette de son bébé des pots d’échappements des véhicules lorsqu’on le promène sur un trottoir.

Collectivement, il est devenu urgent et indispensable d’agir pour imposer de véritables politiques de santé publique. Mais alors que ses effets sont à retardement et qu’elle va à l’encontre d’une multitude d’intérêts économiques, la lutte contre la pollution atmosphérique ne fait pas consensus…

Des solutions complexes à mettre en œuvre

Contrairement à l’eau que nous buvons, il est impossible de filtrer tout l’air que nous respirons. La solution réside donc dans le changement impératif de nos modes de production, de déplacements et de consommation. Mais ici comme souvent ailleurs, les enjeux économiques priment sur la santé publique

Alors que tout le monde semble d’accord pour le fait qu’il est indispensable de préserver la qualité de l’air que l’on respire, appliquer les mesures qui s’imposent rentre en parfaite contradiction avec notre croissance économique et les profits associés.

Les conséquences sur la santé sont pourtant profondes et immédiates.
Il est devenu urgent d’agir !
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