La Terre est sacrée. Elle appartient à ceux qui, en nombre infini, sont morts, à ceux, beaucoup moins nombreux, qui sont vivants et à la multitude de ceux qui vont naître.
Un Penan de Sarawak en Malaisie

Depuis peu, certains médias, notamment outre atlantique, matraquent un nouveau mot : les éco-terroristes.

Les éco-terroristes seraient, selon eux, des personnes qui pour défendre le capital « environnement » de la Terre ne se soucieraient pas des lois. En utilisant parfois même des méthodes violentes pour cela.

L’association des termes terroriste et écologie, une manipulation volontaire ?

Aux Etats-Unis, la section antiterroriste du FBI définit l’écoterrorisme comme « l’usage ou la menace d’utiliser la violence de manière criminelle, contre des victimes innocentes ou des biens, par un groupe d’orientation écologique, pour des raisons politiques liées à l’environnement ».

D’une part, associer la défense de l’environnement à la politique est à la fois injuste et réducteur. En effet, ne peut-on pas être apolitique et avoir envie de transmettre une planète en bon état à nos enfants ?

D’autre part, associer le terme « Terroriste » à celui de « Écologie » est à la fois manipulateur et dangereux.

Manipulateur et dangereux, car c’est là une manière d’associer toute la puissante charge émotionnelle négative liée au terrorisme à ceux qui tentent de défendre notre planète contre sa destruction programmée.

En effet, n’est-il pas injuste de considérer des personnes comme le Capitaine Paul Watson, fondateur de l’ONG Sea Shepeard, comme un terroriste sous prétexte qu’il n’hésite pas à attaquer les chalutiers japonais qui, sous le couvert de soi-disant ’’recherches scientifiques’’, pêchent la baleine ? Une baleine dont la chair se retrouvera à la vente dans les supermarché japonais.

Libération sous tension

Dans le cas du Capitaine Paul Watson, même s’il utilise des méthodes parfois illégales afin de combattre une pêche elle aussi illégale, ne serait-il pas plus juste de le considérer comme une personne engagée à préserver le capital Terre afin de le transmettre aux générations futures ?

A-t-il tort de considérer que de laisser une planète habitable à nos enfants est plus important que de respecter la loi ?

A-t-il tort de placer la morale au dessus des lois ?

Une guerre de communication

Pourquoi certains médias essayent-ils de décrédibiliser les défenseurs de notre planète alors qu’en parallèle ils ne parlent très peu de ceux qui, pour pouvoir encaisser des sommes considérables, détruisent chaque jour un peu plus nos éco-systèmes ?

Puisque cette guerre pour sauver la planète est visiblement aussi une guerre de communication, pourquoi n’appellerions nous donc pas toutes ces personnes qui -en leurs noms ou en celui de leurs sociétés- détruisent notre planète de ce qu’elles sont réellement : Des éco-prédateurs !

Combien de puissantes sociétés transnationales n’ont aucune hésitation ni aucun état d’âme à massacrer la nature souvent de manière irréversible si cela leur permet de maximiser leurs profits ?

Combien de personnes brillantes travaillant pour les services de communication de ces mêmes multinationales oeuvrent avec acharnement et ingéniosité pour se donner une image « éco-responsable » malgré les ravages de leurs activités sur les écosystèmes de notre planète ?

Une question d’éthique et de morale ?

Est-il éthique et moral de laisser des lobbies financés par ces multinationales influencer de manière certaine le vote de nos politiques pour encadrer légalement les ravages qu’ils font sur la nature au détriment des générations à venir ?

Un moyen de construire un meilleur futur pour nos enfants ne serait ils pas de dénoncer et de combattre ces Eco-prédateurs ?

Pour défendre notre planète de sa destruction, tous les moyens sont-ils acceptables ?

Quelques soient les réponses de chacun à ces questions, il n’est en tout cas pas tabou de se les poser.

Décideras-tu de te les poser ?

Des obéissances civiles ?

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