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« Les animaux sont les anges de cette terre. »

Proverbe Péruvien

Sauver les derniers grands mammifères

Notre planète est un endroit unique dans le système solaire et probablement dans l’Univers. Au cours de ses presque 5 milliards premières années, elle a su développer un environnement propice où est apparue une multitude de formes de vie.

Mais depuis 150 ans, une micro-étincelle de temps à l’échelle de la planète, de gros bouleversements sont à l’œuvre. Parmi tous ces chamboulements en cours, l’un est particulièrement catastrophique : L’extinction des grands mammifères.

Toutes les espèces sont concernées : les baleines, les éléphants, les girafes, les jaguars, les lions, les guépards, les rhinocéros, les hippopotames, les ours… Toutes, à l’exception d’une seule : l’homme ! L’homme ce mammifère dont les activités sont à l’origine des causes d’extinction de tous les autres.

Les raisons de cette extinction :

Pollution, surconsommation, destruction des habitats, chasse, braconnage, commerce illicite, dérèglement climatique… Même si les raisons de cette extinction sont nombreuses, toutes ont néanmoins la même origine : l’égo démesuré de l’homme et son irrespect des animaux et de la planète.

À l’instar du Cougar officiellement déclaré éteint depuis 2011, plus de 50% des espèces animales terrestres ont déjà disparu depuis 40 ans, dans un processus qui s’accélère de plus en plus.

Aujourd’hui, tous les grands mammifères de notre planète subissent une diminution massive de leur population et les données recueillies sont alarmantes :

Les girafes : Alors qu’il y a 10 millions d’années les ancêtres de la girafe peuplaient le monde de l’Europe à l’Asie, aujourd’hui l’Afrique est devenu l’unique territoire de ces animaux hors du commun. Illégalement chassées pour leur viande et braconnées pour leur peau, les girafes sont également confrontées, devant l’extension de l’agriculture intensive et de l’industrialisation du monde, à la perte de leur habitat naturel.

Les populations de girafes sont ainsi passées de près de 140 000 spécimens en 1995 à 97 500 en 2015. Un chiffre qui continue de baisser un peu plus chaque année. Les girafes sont aujourd’hui classées comme une espèce vulnérable.

Les okapis : Sous-espèce de la girafe, l’okapi vit exclusivement dans une petite région au nord-est de la république démocratique du Congo, la forêt tropicale de l’Ituri. Victime du braconnage et de la destruction de son habitat, la population des okapis est estimée entre 10 000 et 35 000 individus seulement. Une tendance continuellement à la baisse.

Protégée depuis 1933, l’espèce est en danger depuis décembre 2013 et les scientifiques estiment qu’il reste moins de 10 ans pour la sauver de l’extinction.

Les jaguars : Déjà éteint aux états unis depuis de début des années 70, les populations de jaguars sont aujourd’hui en diminution partout au Mexique et en Amérique latine, victimes de la déforestation -qui détruit chaque jour un peu plus son habitat naturel- ainsi que du braconnage.

Comme pour beaucoup d’espèces, l’accroissement de la concurrence pour la nourriture avec les êtres humains pose problème. Lorsqu’il est habitué à la proie, le jaguar fait du bétail une grande partie de son alimentation et les éleveurs n’hésitent la plupart du temps pas à tuer le félin pour protéger leur troupeau. Selon IUCN, le jaguar est aujourd’hui considéré comme une espèce quasi menacée, ce qui signifie qu’elle peut être menacée d’extinction dans un avenir proche

Les léopards : Les léopards sont classés comme espèces vulnérables par l’IUCN. Les principales menaces pesant sur le léopard sont le braconnage -pour sa peau bien sûr mais aussi pour ses os, utilisés en produits pharmaceutiques dans la médecine traditionnelle asiatique.

D’autre part, le léopard subit de plus en plus une raréfaction de ses proies et les conflits avec les propriétaires de bétail sont de plus en plus courants. Les léopards ont déjà disparu de certaines régions du monde et certaines de ses sous-espèces, à l’instar du léopard de l’Amour, du léopard de Perse ou encore du léopard du Sri Lanka, sont menacées.

Les lions d’Afrique : Même s’il n’est pas (encore ?) en voie d’extinction, les populations de lions d’Afrique se réduisent chaque année un peu plus. Alors que 43% des lions ont déjà disparu depuis 1993, il n’en restait plus que 35 000 en 2016. La destruction de son habitat par les activités humaines ainsi que la chasse et le braconnage sont les principales raisons de ce déclin.

Déjà dans les années 1960, le lion de l’atlas, présent est Afrique du nord, s’est éteint définitivement. Si rien ne change, ce sera très probablement bientôt le tour de l’Afrique de l’ouest où les derniers lions essayent, comme ils peuvent, de survivre.

Les guépards : Comme pour beaucoup d’autres espèces, c’est la destruction de son habitat -notamment à cause de la déforestation- ainsi que le braconnage pour sa peau qui sont les deux causes majeures de son déclin.

Alors qu’il était 100 000 en 1900, il n’en restait plus que 7 000 dans le monde en 2017. À cause de l’homme, le guépard est aujourd’hui en danger critique d’extinction.

Les éléphants d’Afrique : Victimes du braconnage pour leurs défenses, les plus grands animaux terrestres sont aujourd’hui en danger d’extermination. Principalement tenu par des mafias et des organisations terroristes, le commerce de l’ivoire alimente, notamment, un marché chinois à très grosse rentabilité et en pleine expansion.

En 2017, 1 éléphant d’Afrique est sauvagement assassiné toutes les 15 minutes. Soit une centaine par jour et près de 34 000 par an. A ce rythme, d’ici 10 à 15 ans il n’en existera plus aucun.

Trafic d’ivoire et extinction des éléphants

Les éléphants d’Asie : Alors qu’au début du 20ème siècle 200 000 éléphants vivaient en Asie, il n’en reste aujourd’hui que quelques dizaines de milliers. La déforestation et la fragmentation de l’habitat, le braconnage parfois pour la viande et souvent pour l’ivoire (même si la plupart de l’ivoire illégal provient aujourd’hui d’Afrique) ainsi que la capture pour les zoos sont responsables de cette diminution.

Autrefois présent sur l’ensemble du continent asiatique, il n’occupe plus aujourd’hui qu’un territoire réduit. À l’état sauvage, l’espèce est aujourd’hui en danger d’extinction.

Les rhinocéros : En Afrique, les rhinocéros se font littéralement massacrer. La cause de ce massacre est une croyance asiatique absolument sans aucun fondement qui prétend que la poudre de corne de rhinocéros guérirait du cancer. Un marché très lucratif qui rapporte jusqu’à 50 000€ le kilo et pour lequel de nombreuses personnes sont prêtes à tout, y compris à une ignoble maltraitance animale sur les bêtes et aux meurtres de ceux qui tentent de les protéger.

Et à cause de cette rentabilité exceptionnelle, c’est l’hécatombe ! Alors qu’en 2007 13 rhinocéros « seulement » furent tués, 10 ans plus tard, c’est 1056 Rhinocéros qui furent violemment assassinés. Début 2017, il n’en restait plus que 20 000.

En Indonésie, les rhinocéros de Sumatra ne sont pas mieux lotis. Comme les orangs-outans ou les tigres de la région, ils sont eux-aussi aujourd’hui les victimes de la destruction de leur habitat par l’industrie de l’huile de palme et de la déforestation qu’elle engendre. Début 2017, il n’en restait plus que 200.

Les hippopotames : Les populations d’hippopotames diminuent continuellement. Dans certaines régions, ce déclin est même spectaculaire et s’est produit dans un temps record -notamment en République démocratique du Congo où, en raison de la chasse, 95% des effectifs ont été décimés depuis 1994.

D’après les dernières estimations, il restait début 2017 entre 128 000 et 148 000 hippopotames en Afrique. Les principales menaces qui pèsent sur eux sont la destruction de leur habitat ainsi que la chasse, pour la viande et pour l’ivoire de leurs dents.

Certains chercheurs ont modélisé une possible extinction de l’espèce d’ici 30 à 40 ans. L’hippopotame est classé comme espèce vulnérable sur la liste rouge des espèces en voie d’extinction par l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN).

Les gorilles : À cause de la déforestation des forêts tropicales, du commerce illégal et de la chasse, plus de la moitié des primates est aujourd’hui en voie de disparition.

Le gorille de l’est, considéré comme le plus grand gorille du monde, est en danger critique d’extinction : de 16 900 en 1994, il n’en resterait plus en 2015 que 3 800 à travers le monde.

Les chimpanzés : Au début du 21ème siècle, les chimpanzés étaient près de 2 millions. La chasse illégale et la destruction de leur habitat détruisent chaque jour un peu plus les populations restantes. En 2017, ils n’étaient plus qu’à peine 100 000.

Les orangs-outans : Originaire de Malaisie, ils sont victimes de la déforestation massive au profit de l’huile de palme. Les populations d’orangs-outans de Bornéo ont baissé de 25% ces 10 dernières années et en 2017, il n’en restait que 80 000.

Si rien n’est fait, ils pourraient disparaître d’ici 10 ans.

Les tigres : Avec la destruction de leur habitat pour les activités humaines, le braconnage reste, la principale cause d’extinction des tigres. Assassinés pour leurs fourrures, les tigres sont aussi victimes de nombreuses croyances sur certains de ses organes qui sont utilisés massivement dans la médecine chinoise.

Alors que plus de 97% de leur population ont été décimé au cours des 100 dernières années, il ne resterait plus que 3 500 de ces magnifiques félins à l’état sauvage.

Les ours polaires : En 2017, les scientifiques estimaient à 20/25 000, la population des ours polaires. Figure emblématique du dérèglement climatique, son futur est fortement impacté par la fonte de la banquise sur laquelle il vit et chasse le phoque.

Les ours polaires sont aujourd’hui classées comme une espèce vulnérable qui vit peut-être ses dernières décennies… :’(

Les baleines : Plus de 50 000 baleines ont été tuées depuis 1985. Alors qu’elles sont reconnues comme jouant un rôle écologique important dans les océans, certaines espèces de baleines sont aujourd’hui menacées d’extinction.

Des pays comme la Norvège et le Japon continuent à ne pas respecter les moratoires successifs votés lors des réunions de la Commission baleinière internationale. Sous le couvert de prétendues recherches scientifiques, les baleines sont chassées et tuées pour leur graisse et leur viande qui finit sur les étals des magasins au Japon.

Les pangolins : Braconnés pour leur viande et pour leurs écailles auxquelles certains prêtent des vertus thérapeutiques, 1 million de pangolins ont été tués depuis 2002. Ils sont aujourd’hui en danger critique d’extinction.

Certaines études estiment qu’ils sont déjà éteints à l’état sauvage. :’(

Un véritable désastre écologique !

Ce ne sont là que quelques-uns des exemples les plus emblématiques. Qu’ils soient considérés sous surveillance, vulnérables, en danger ou très proches de l’extinction, la liste des grands mammifères dont les populations se réduisent inexorablement pourraient s’allonger malheureusement beaucoup plus.

Il s’agit d’une extinction telle qu’aujourd’hui toutes les études scientifiques convergent vers la même conclusion : nous sommes en train de vivre la 6ème extermination de masse des animaux de l’histoire de la Terre. Un véritable désastre écologique aux conséquences dramatiques et dont la principale cause se résume au final à un seul mot : l’Argent.

En parallèle à la destruction de leurs habitats -lié à la déforestation, à l’exploitation minière ou encore à l’industrialisation-, le trafic d’espèces en voie de disparition est le 4ème type de commerce illégal le plus important du monde. Seuls la drogue, les armes et le trafic d’être humain sont plus importants. Et l’une des problématiques majeures du braconnage provient du fait que plus un animal devient rare, plus il prend de la valeur financière et plus il est braconné. Un cercle vicieux accélérant ainsi son extinction.

Des braconniers qui, au vue de la rentabilité extrême des animaux, n’hésitent aujourd’hui plus à assassiner violemment les gardiens des réserves en Afrique, ni même à pénétrer la nuit dans les zoos pour y tuer les rhinocéros et y prélever leur corne à la tronçonneuse.

Il faut agir avant qu’il ne soit trop tard !

Si rien ne change, nous allons laisser à nos enfants et aux générations futures un monde sans animaux.

Qu’en penseront-ils ?

Nous le pardonneront-ils ?

Il nous faut absolument faire tout ce qui est possible pour que ces questions ne soient jamais posées. Il est encore temps d’agir et de sauver ce qu’il peut l’être. Nous avons tous, individuellement et collectivement, la responsabilité morale de protéger nos animaux et d’empêcher leur extinction. Voici quelques pistes :

Individuellement :

  • Il faut s’informer et devenir conscient des enjeux présents et futurs de l’extermination des animaux. Il faut comprendre mais surtout réaliser l’importance et l’urgence de la situation.
  • Il faut avoir une consommation responsable. L’une des plus grandes menaces pour les animaux sauvages, est la destruction de leur habitat notamment causée par la pollution, la déforestation et la surexploitation. Vérifie la provenance des biens et objets que tu évalues d’acheter et ne prends exclusivement que ceux qui sont produits et gérés de manière responsable et respectueuse de l’environnement et des animaux.
  • Il faut évidemment boycotter tous les produits issus du braconnage (ivoire, poudre de corne de rhinocéros, Peaux de bête… etc).
  • Il faut dénoncer et combattre les assassins tels que Walter James Palmer qui, pour des questions d’égo, a (notamment) tué en 2015 le lion Cecil.
  • Il faut soutenir et voter pour les hommes et les femmes politiques qui prennent la défense des animaux.
  • Il faut soutenir financièrement les ONG qui s’engagent pour la défense de l’environnement. Spécialement celles qui sont le plus efficaces comme par exemple la Sea Shepeard. N’hésite pas aussi à leur demander comment tu peux t’impliquer encore plus et ce que tu peux faire pour les aider.
  • Et pourquoi ne pas, afin de lui donner un sens, décider de dédier entièrement ta vie à la protection de certaines espèces ? Cela peut se faire en créant son propre mouvement ou en rejoignant une organisation déjà existante.

Collectivement :

  • Il faut passer au niveau de conscience supérieur et admettre que les animaux, comme les hommes, ont le même droit de vivre sur la Terre. Il faut réaliser que les hommes, de part leur prétendue supériorité, ont l’obligation morale de les protéger au lieu de les exterminer.
  • Il faut développer et renforcer les espaces protégés, notamment en Asie et en Afrique, à travers la création de parcs nationaux et de réserves protégées qui se doivent d’être très efficacement gardées.
  • Les pays riches se doivent de soutenir financièrement les parcs nationaux et les réserves protégées des pays en voie de développement.
  • Il nous faut provoquer et soutenir des textes de lois qui condamnent, à l’international et le plus lourdement possible, le braconnage des espèces protégées.
  • Il faut faire appliquer ces textes de lois.

Il ne reste que 20 à 30 ans -grand maximum- avant que la situation ne vire à la catastrophe. Le temps presse et plus que jamais les animaux de notre planète ont besoin de vrais leaders qui s’engagent à les protéger.

Répondras-tu à leurs appels ?

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